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Réinventer son passé

Prix pour la photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac

Certains jours jusqu’au 3 mai 2026

17:00 - 17:00

Type(s) de public Tout public

Réinventer son passé,

Avec cette troisième édition du partenariat entre le Prix pour la photographie du musée du quai Branly-Jacques Chirac et le musée Théodore Monod de l’IFAN Ch. A. Diop, nous nous attachons aux liens entre lieux, souvenirs et images.

La photographie est un support de mémoire. Souvenirs rassemblés dans un album, images gardées dans un portefeuille ou un téléphone, nous transportons tous des images qui sont des traces d’un moment vécu. Pour un artiste qui a la capacité de créer de nouvelles images, ces photographies jouent un rôle important dans ses recherches mémorielles ? Pouvons-nous, via la photographie, créer de nouveaux souvenirs de moments vécus ou racontés par d’autres ?

Les artistes présentés ici utilisent la photographie de manière personnelle dans une quête qui les connecte à leur passé proche ou lointain.

Pour Jaisingh Nageswaran, la photographie représente une possibilité de voyager, de passer d’un monde à l’autre, depuis son village du sud de l’Inde vers Bombay. Ses images constituent le récit personnel de son apprentissage de la vie, de sa projection vers un avenir dans le monde du cinéma, puis d’un retour dans un univers familier. Chaque image témoigne d’un moment marquant, perçu à travers les déceptions, les découvertes, les joies.

Monica Alcazar Duarte recompose son histoire familiale dans une fiction pleine d’imagination. Partant du rêve d’être apicultrice que lui avait confié sa grand-mère, elle décide d’incarner ce personnage semi-réel dans plusieurs lieux connectés à la trajectoire de sa famille. Dans des espaces habités ou traversés par ses grands-parents, l’artiste se met en scène sous les traits d’une apicultrice vêtue de jaune, couleur de miel doré.

Pour Julie Gough, la quête devient enquête. Alors qu’elle mène une investigation sur les traces éparpillées de la culture matérielle tasmanienne dont elle est issue, elle décide de construire son œuvre autour du processus de recherche. Les images qu’elle produit posent la question du devenir des figures représentant ses ancêtres, alors que ces effigies restent disséminées dans plusieurs collections européennes.

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